13 février 2016 : Le «Petit Sergent» racontera ses Amours

Jeune mais assez dynamique, il fait partie, depuis peu, de la crème des comédiens et humoristes au Pays des Hommes intègres. Lui, c’est Moussa Ouédraogo dit Petit Sergent. Retenu par la sélection officielle du Marché des arts du spectacle Africain (MASA), il est également en préparation d’une soirée, «du jamais vu en tout genre», qu’il compte offrir aux Burkinabè le 13 février prochain, à la veille de la fête des Amoureux..

Quelle est l’actualité avec Petit Sergent ?
Il faut dire que l’actualité est assez riche. Déjà, nous proposons un spectacle du côté de la maison du Peuple le 13 février qui s’intitule « Mes amours ». Un spectacle dans lequel je me raconte sans mégalomanie. Où je me moque de moi-même tout en me disant que je vis dans une société qui a ses réalités et que ce je vis, d’une manière ou d’une autre, d’autres personnes le vivent aussi, surtout par rapport à l’amour. Dans cette création je lance un regard rétrospectif sur toutes les personnes dont je suis tombé amoureux depuis tout petit. Mais aussi sur mes proches à travers leur façon de vivre l’amour. Il faut dire que, dans ce spectacle, je vis aussi l’amour tant bien en Europe qu’en Afrique ; quand on sait que les manières de vivre et de l’exprimer sont différentes en la matière. Je dépeins tout cela de façon humoristique.

C’est un spectacle qui se tient la veille du 14 février, un jour communément appelé «la fête des amoureux» ; est-ce en prélude à cette célébration que tu as programmé cette soirée ?
En écrivant le spectacle, je n’avais sincèrement pas pensé à cette célébration. Le spectacle est prêt depuis septembre et on attendait juste une occasion pour le présenter, l’opportunité de cette date nous a été présentée et nous l’avons juste saisie. Sinon, dans la création, il n’y avait pas cette volonté affichée. Mais il faut le dire, c’est un beau moment de pouvoir, à travers cette fête de la saint Valentin, s’exprimer surtout sur le thème de l’amour.

Quel sera le contenu de façon générale de cette soirée d’humour ?
Je ne peux pas rentrer dans le fond du spectacle (rires). Au risque de faire passer la surprise ici. Il faut retenir d’abord que c’est la toute première fois que je fais un spectacle du genre. Aussi il y a plusieurs personnes qui interviendront au cours de cette soirée, notamment des humoristes d’ici, mais il y aura également d’autres invités de marque au niveau international dont Mamane de FRI qui sera là comme parrain et qui, certainement, va faire un petit truc pour le public présent. En résumé, il faut retenir que c’est un spectacle qui a trois tableaux. Au premier niveau, je parle de l’amour à l’école primaire. Comment j’ai vécu et voyais l’amour du CP1 au CM2. Le 2nd tableau décrit mon arrivée au lycée, où dans ma tête je me disais que j’ai grandi. Et où je découvre l’amour aussi d’une façon. Et, dans le 3e tableau, je parle des relations mixtes, entre le Noir et la Blanche ou vice-versa. Ces relations qui se passent ici ou en Europe. On aura aussi au cours de ce spectacle beaucoup de chorégraphies avec des danseurs du Centre de développement chorégraphique (CDC) avec qui on travaille actuellement. En somme, l’objectif de cette soirée est d’offrir un spectacle que les Burkinabè n’ont jamais vu, en tout genre, dans l’univers du One man show.

Au-delà de la préparation de cette soirée, peux-tu nous parler davantage de tes activités et de ta carrière ?
Récemment j’étais en Allemagne pour un mois de tournée avec un théâtre de là-bas. J’y étais l’année dernière avec un groupe et un spectacle, qui a beaucoup plu, c’est ainsi donc qu’il a été recommandé et que j’ai passé la fin d’année 2015 à l’Est de ce pays. Là je suis rentré pour préparer la date du 13 février qui compte beaucoup pour moi ; mais aussi je suis parallèlement en répétition pour mon spectacle «Femme enceinte, conseils pratiques», qui est retenu pour le Marché des arts du spectacle africain (MASA) où je serai à partir de fin février.

Côté jardin, on dit que Petit Sergent a convolé en justes noces avec une jeune Allemande ; info ou intox ?
(Rires) Je l’ai aussi entendu. Mais ce n’est pas vrai, je ne suis ni marié à une Blanche ni à une Africaine, je suis toujours célibataire et sans enfant.

Jérôme William Bationo

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