Carime Igo: Un bon samaritain infatigable !

Toujours au service des plus démunis, l’architecte décorateur franco-burkinabè Carime Igo, malgré son confinement à Marseille (France), est très préoccupé par la situation du coronavirus au Burkina Faso. A son hôtel à Ouagadougou, au siège de l’Association des femmes albinos du Burkina (AFAB), à Gom-Bousgou sa terre natale, dans son quartier à Ouagadougou, l’opérateur économique a fait livrer des masques, des gants, des lave-mains, pour barrer la route au COVID-19. Des actions à saluer du côté de notre diaspora.

L’heure est à la sensibilisation et dès les premiers instants de la découverte des premiers cas de coronavirus au Burkina Faso, Carime Igo a immédiatement équipé le personnel de l’hôtel Le ZANALI en matériel de protection et lui permettre aussi d’être en phase avec les mesures prises par le gouvernement burkinabè : dispositif de lavage de mains, sensibilisation sur les bons gestes à observer, fourniture de masques dans son village, dans son quartier à Ouagadougou, à l’AFAB déjà bénéficiaire, bien avant la crise sanitaire, d’un siège et d’ordinateurs pour faciliter le bon déroulement des activités des personnes albinos. Le président de la Chambre de commerce franco-burkinabè Sud-Est de la France, outre les albinos, a toujours accompagné de nombreuses structures portées par des jeunes ou des initiatives majeures tel le projet Assainissement total porté par les leaders qui lui avait amené à construire plus d’une vingtaine de latrines à Taya. Avec la pandémie en cours, Carime Igo veut poser des gestes directement avec les communautés auxquelles il interagit depuis maintenant des années afin de leur manifester sa fraternité, voire son amitié. Pour lui, la santé est très primordiale pour avoir été d’ailleurs bien inspiré en donnant, il y a quelques années de cela, des ambulances à Gon-Bousgou mais également dans d’autres villes du pays. « Je suis de près ce qui se passe au Burkina Faso, malgré la situation difficile en France. Plusieurs de mes proches ici (France) ont été touchés par le virus mais fort heureusement grâce au traitement avec la chloroquine, ils sont guéris aujourd’hui. J’apprécie positivement les mesures des autorités burkinabè mais qui peuvent paraître aux yeux de certaines couches vulnérables comme insuffisantes. Toutefois, il faut rester solidaires. Je souhaite l’annulation totale de la dette de l’Afrique ; il y a covid-19 qui fait ravage sur tous les plans mais il y a aussi covid-dette qui empêche les pays africains d’évoluer normalement. Il faut donc remettre le compteur à zéro », indique l’Officier de l’Ordre national burkinabè au téléphone. Quant à Maïmouna Déné, présidente de l’AFAB, elle manifeste sa gratitude à Carime Igo, président d’honneur de son association, pour ses multiples actions en faveur des membres. « Nous avons reçu du matériel composé de lave-main, du savon, des gants et des masques dans le but de contribuer à protéger les membres de l’AFAB, leurs collaborateurs et leurs partenaires contre le covid-19. Nous lui disons sincèrement merci », a-t-elle laissé entendre. Notons que les mêmes dispositifs ont été mis en face de l’hôtel Le ZANALI, pour permettre à toute personne de pouvoir se laver les mains. Et Carime Igo d’inviter chaque Burkinabé de la diaspora de rendre disponible ce genre de kit dans sa famille. C’est donc à travers les gestes barrières que le coronavirus pourra être éradiqué définitivement.

Cyr Payim Ouédraogo

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