Covid-19: « J’ai trouvé des remèdes qui préviennent et guérissent à 100% » (Wendlarima Hermann Sawadogo)

Wendlarima Hermann Sawadogo a présenté, le 30 mars 2020, deux remèdes (curatif et préventif) contre le Covid-19, qu’il juge efficace, à la presse. Il a été reçu par le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, et le comité scientifique, affirme-t-il. Son produit devrait faire l’objet d’essais cliniques. Mais, le chercheur, formateur en phytothérapie et en médecine naturelle, n’est pas content de la suite réservée à ses produits. Le 25 avril 2020, nous l’avons rencontré à sa clinique à Tanghin. Avec lui, il a été question de ses trouvailles, son expérience dans la médecine et la phytothérapie, ses expérimentations sur ses remèdes. Confiant de ses produits et de son expérience, l’homme ne cache pas son enthousiasme… 

Pouvez-vous vous introduire aux lecteurs d’Infos Sciences Culture ?

Je suis Wendlarima Hermann Sawadogo, chercheur, formateur en phytothérapie et en médecine naturelle, formateur polyvalent. Je suis le président fondateur de l’Association Wendkouni pour le Développement de l’Afrique. Je donne des formations pour l’auto-emploi et des soins aux malades à travers les plantes. L’association existe depuis onze (11) ans et emploie une centaine de personnes.

L’intérieur de la clinique avec des salles de consultation

Fonctionnez-vous comme les Phytosalus du Père César Fernandez de la Pradilla Ruiz-Navarro ?

Je travaille dans deux cadres. Je forme les gens sur l’élevage (volaille, bétail), sur les soins pour les humains et les animaux. Je forme les gens pour l’irrigation goutte-à-goutte pour assurer l’autosuffisance alimentaire. Je forme également dans le domaine de l’énergie solaire, de la saponification (fabrication du savon, eau de javel, gel, démêlant, shampoing), de fabrication de parfums anti-moustiques. Je forme dans plus de quinze (15) à cinquante (50) modules. Mon but est d’amorcer l’indépendance économique.

Les agents de santé consultant des patientes à la clinique

J’ai un Centre de formation professionnelle de référence Wendlarima pour l’Afrique, à Pabré, construit à plus d’un (01) milliard de FCFA. Je donne des formations qui répondent au développement, différentes des formations instaurées dans nos écoles classiques qui produisent des chômeurs.

Les deux remèdes préventif et curatif contre le covid-19

Il faut noter aussi que je soigne l’homme avec les plantes. Et depuis onze (11) ans, j’ai reçu plus de cinq (05) millions de malades, les plus graves du Burkina  Faso et d’Afrique. Certains avaient le cancer, l’hypertension, etc. que je soigne en un (01) mois. Même une femme enceinte, qui a sept (07) mois de grossesse et une tension à dix-huit (18), j’ai des tisanes qui peuvent abaisser sa tension en soixante-douze (72) heures et lui éviter une opération. Aucun médecin dans le monde ne peut faire cela. Je soigne aussi le diabète sucré ; même si le taux est à trente (30), en trente (30) jours, je peux le ramener à quatre (04). Il y a l’insuffisance rénale que l’on peut soigner en deux (02) semaines et c’est fini la dialyse. L’hépatite B, je le soigne de six (06) à douze (12) mois ; l’hépatite C, je le soigne en deux (02) mois. Tous ces gens malades, qui viennent chez moi, guérissent. Depuis onze (11) ans, j’ai toutes ces compétences.

Le centre de réception des appels reçoit des coups de fil du Burkina Faso mais également de l’étranger

Avec l’arrivée du Covid-19, des autorités de ce pays m’ont introduit auprès du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation. Ils m’ont reçu et j’ai échangé avec eux. J’ai échangé avec le comité scientifique. C’est bien. Mais ce que j’ai comme connaissances, auxquelles les gens n’accordent pas d’importance, me permettent de soigner la maladie. J’ai trouvé des plantes qui soignent cela en soixante (72) heures. Sur le plan préventif et curatif, j’ai des médicaments.

J’ai fais des tests cliniques avec cinquante (50) malades, du 01 au15 avril 2020. Tous les cinquante (50) malades, dont certains sont en Europe, aux Etats-Unis d’Amérique, au Burkina Faso, nous avons leurs noms et prénoms, sont guéris à 100%. Mais comme nous n’avons pas fait leurs études classiques, ils ont mis nos résultats dans les tiroirs. Présentement la demande est tellement forte à l’étranger, surtout aux Etats-Unis. Hier (24 avril 2020), nous avons envoyé cent (100) sachets pour des malades. La semaine prochaine, nous devons en envoyer dans plus de dix (10) pays. Sur le plan national, les gens, ont mis cela dans les tiroirs. Ceux qui viennent d’eux-mêmes, nous les soignons. Nous avons des compétences pour résoudre ce problème. Mais s’ils ne veulent pas y remédier, c’est leur problème. Voyez ce que le président malgache a fait. Il faut féliciter ce président. C’est un grand homme. Je disais qu’en Afrique nous n’en avons pas, mais lui, c’est un grand homme. Je lui souhaite une longue vie. C’est ce type de président dont on a besoin. On n’a pas besoin de gens qui suivent l’ordre mondial et laissent tout se gâter.

Votre recherche sur le médicament contre le Covid-19, peut-on en savoir davantage ?

Quand la maladie a commencé en Chine, comme j’utilise les plantes, j’ai commencé en décembre à faire des analyses. Les symptômes sont la toux, la fièvre, les problèmes respiratoires, etc. J’ai cherché à savoir quelles sont les plantes à combiner pour avoir un remède. Je soigne l’asthme, la toux, etc. Je connais un professeur de médecine, je tairais le nom, dont l’enfant a toussé pendant dix-sept (17) ans. Ils l’ont envoyé deux (02) fois en Tunisie et trois (03) fois en France. Il a dit à sa femme de ne pas l’emmener ici. La femme est venue prendre deux (02) tisanes. En soixante-douze (72) heures, cette toux a cessé. J’en ai les compétences et je connais les plantes pour cela. J’ai mis cette plante et trois (03) autres, selon les symptômes de la maladie. Quand la maladie est arrivée, les gens viennent en prendre pour leurs parents qui sont à Tengandogo ou à la maison,  en Amérique, en France. Tous les cinquante (50) patients qui ont utilisé le produit sont guéris. Je ne doute pas de cela. Ce n’est pas un problème. J’ai onze (11) ans d’expérience avec l’utilisation des plantes.

L’entrée principale de la clinique

Si je peux recevoir les mille (1 000) malades les plus graves, du Burkina et d’Afrique, par jour, ce n’est pas un mensonge. Si j’hospitalisais mes patients, il n’y aurait pas un hôpital assez vaste pour les accueillir. Mais nos autorités ne nous prennent pas en considération. Ils disent que nous n’avons pas fait d’étude en médecine ou en pharmacie. Ils nous négligent alors que leur système est défaillant.

Comment s’appelle le médicament ?

Je l’ai appelé Tisane Wendlarima Spéciale préventif anti Covid-19. C’est la tisane Professeur  Sawadogo du Burkina Faso.

Êtes-vous professeur ?

Je suis mon propre professeur. Je n’ai pas fais le système classique qui donne des diplômes et des titres sans valeur. Je suis concret et pratique. Je parle de ce qui est concret. Nous avons des plantes qui peuvent guérir cette maladie. Je les ai combinées. Pour la fièvre, les gens utilisent le paracétamol chaque quatre (04) heures et ils guérissent. Prenons l’asthme que la médecine moderne traite à vie. Ici, je le traite en deux (02) semaines et les patients guérissent. Aucun médecin dans le monde ne peut soigner l’asthme en deux (02) semaines. Ce n’est pas possible.

Les chercheurs de l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé (IRSS) effectuent également des recherches sur les plantes. Vous ont-ils approché ou êtes-vous allé vers eux dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 ?

Ils ont reçu des échantillons de notre produit. A notre niveau, nous avons notre expertise. Et ils doivent venir nous voir pour comprendre. Ce que j’ai dépasse la compétence du Burkina, de l’Afrique et du monde. Mais comme on ne peut pas être prophète chez soi, les gens négligent.

Où avez-vous été formé et par qui ?

Personne ne m’a formé. C’est Dieu et les hommes. J’ai eu la chance de former trois (03) millions de Burkinabé sur l’auto-emploi. J’ai fais le tour du Burkina. Il n’y a pas cette commune où je n’ai pas formé mille (1 000) personnes à l’auto-emploi depuis onze (11) ans. Dans mes formations, je prends les recettes des produits qui guérissent avec les personnes âgées à qui j’ai fait du bien. J’ajoute mes recherches et mes expériences, sans oublier le Saint Esprit.

Comment fonctionne votre clinique, où il y a des femmes et des hommes en blouse blanche et d’autres personnes à votre service ?

Après sept (07) ans de formations dans les domaines cités plus haut, j’ai arrêté en 2016. Je soignais aussi. A partir de cette date, j’ai décidé de ne plus sortir soigner en masse. Avant, je partais dans les communes et je recevais environ mille (1 000) malades par jour durant trois (03) jours de formation. Je l’ai fait pendant sept (07) ans. A partir de 2016, j’ai décidé de rester à Ouagadougou pour soigner les gens. Les formations sont désormais faites par mes élèves qui sont devenus des formateurs. Je ne vais plus sur le terrain. En dehors de l’Université Joseph Ki-Zerbo qui m’invite personnellement pour des formations, je ne vais plus sur le terrain. Maintenant je soigne les gens et je forme.

J’ai créé mon école de formation pour la prescription en phytothérapie. J’ai donné des noms à mes médicaments : Tisane Wendlarima, Tisane Pingrewendé (pour traiter la prostate), Tisane Kiswendsida, etc. Ce sont des noms de Dieu et en mooré que j’ai choisis.

Les femmes qui travaillent ici sont des agents de santé. Elles ont appris la médecine moderne pendant deux (02) ou trois (03) ans. Je les ai recrutées et formées, pendant douze (12) mois, à la prescription en phytothérapie. Elles m’aident à travailler. Sans formations, elles ne pourraient pas travailler avec moi. Ce n’est pas possible.

Par exemple, quand quelqu’un a le diabète sucré, on sait qu’il faut lui prescrire la Tisane Wendlarima amère, trente sachets pour trente (30) jours. Cette prescription n’est pas enseignée dans leurs cursus classiques. Ma médecine est adaptée pour l’Afrique. Pour s’inscrire à mon école, il y a une procédure et des cours de prescription à suivre.

Pour soigner l’asthme, elles savent qu’il faut prescrire la Tisane Sawadogo Bernadette et la Tisane Wendlarima amère. Les agents connaissent cela et prescrivent ces médicaments. Les gens guérissent. S’il y a des cas qui dépassent leurs compétences, ils m’appellent.

Normalement, les médecins d’Afrique, les pharmaciens devraient venir nous voir pour que nous transmettions nos connaissances. Mais les gens ne sont pas intelligents. Vous commandez des produits qui viennent d’Asie, d’Amérique, d’Europe depuis soixante (60) ans et les patients ne guérissent pas. Faites vos propres produits.

Voyez-vous, avec le coronavirus, Madagascar a produit son médicament. Ici, nous soyons les gens et faisons un chiffre d’affaire de deux (02) milliards par an. Nous recevons plus de mille (1 000) personnes par jour. Sont-ils aussi bêtes pour venir ici se faire soigner ? Ce n’est pas possible. Il y a parmi eux des intellectuels, des docteurs, des professeurs, des pharmaciens, des professeurs d’université, des paysans ; etc. ils viennent se soigner et guérissent.

Il y en a qui prennent des avions depuis l’Amérique pour se soigner ici. Des médecins en Europe ont évacué leurs malades ici quand le pays n’était pas en crise. Pensez-vous que tous ces gens sont bêtes ? C’est parce qu’ils guérissent qu’ils nous font confiance.

Vous avez rencontré le ministre. Finalement, quelle a été la suite ?

Pour moi, j’ai fais mon travail. J’ai écrit une correspondance au Président du Faso et Premier ministre pour leur dire qu’on a un produit ici qui peut guérir. Ils ont fait leur travail et ils m’ont introduit auprès du ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation. Ils m’ont aussi reçu et introduit auprès du comité scientifique. Là, je leur ai remis les produits et ils ont dis qu’ils vont faire un test clinique. Mais nous n’avons pas le temps. Les gens meurent et des patients viennent ici. Leurs parents viennent prendre les produits et ils guérissent. Nous avons nos bases de données contenant les renseignements sur les malades. Chaque semaine nous appelons pour savoir comment ils vont. Chaque malade est une école. Même s’il n’a pas l’argent, nous pouvons leur donner le produit gratuitement. C’est une école pour nous.

Pourquoi vous appelle-t-on pasteur ?

Je ne suis pas pasteur. Je suis un simple chrétien évangélique. Le seul dans mon quartier. Ils sont tous musulmans dans le quartier. Ceux qui ne sont pas dans le christianisme pensent que tous ceux qui sont protestants sont des pasteurs. Mais comme ils ne sont pas dans le domaine, ils confondent. Les médias aussi s’y sont mis. Je suis un simple citoyen burkinabè, fidèle à Jésus Christ.

Hermann Sawadogo: « L’heure est venue de produire et consommer africain »

Que pensez-vous du produit du Béninois, Valentin Agon, qui fait aussi l’objet de grands débats ?

Je ne peux pas affirmer que son produit n’est pas bon. Je ne peux pas dire aussi que c’est bon. Je ne l’ai pas rencontré et je n’ai pas vu ses produits. Tout ce que je sais, les plantes peuvent guérir toutes les maladies. Mais comme les gens ne sont pas intelligents, il y a des gens qui fabriquent des médicaments et les patients ne guérissent pas. C’est l’occasion que les Africains ont de s’émanciper.

J’ai demandé aux gens de se former et de ne pas compter sur l’Etat. Il faut compter sur Dieu et sur soi-même. Les gens me traitent de fou. Quand la crise a commencé, le nombre de demandes de formation a augmenté. Chaque jour, on a plus de mille (1 000) appels pour des demandes de formation. La crise est en train de réveiller l’esprit des gens. Il ne faut pas dépendre d’un pays pour votre alimentation, pour les soins médicaux et vétérinaire. Produisons et consommons africain. Mais les Africains ne sont pas intelligents. Depuis plus de soixante (60) ans, vous comptez sur l’Europe, sur l’Asie, sur l’Amérique pour faire vos budgets, vos réformes, vos programmes d’étude. Il y a même des budgets pour l’évacuation des malades. C’est être bête. Vous évacuez chez eux parce qu’ils ont investi dans leurs systèmes de santé.

 On doit soigner tous nos malades ici. Je meurs au Burkina. Je n’ai pas besoin d’aller en France, en Amérique, au Maroc pour mourir. C’est être bête d’aller mourir là-bas. Mon enfant va étudier à l’Université Joseph Ki-Zerbo ou dans les universités privés du Burkina Faso. Ces gens n’ont pas deux têtes. Ils ont fait des réformes de l’éducation dans leurs pays. Ils ont reformé leurs systèmes de santé. Corrigez ici aussi pour que ce soit bon.

Le chercheur en phytothérapie s’apprête à ériger un bâtiment R+2 pour améliorer les conditions d’accueil de ses patients

On remarque, ici à la clinique, que vous avez des lave-mains mais vous ne portez pas de masques. N’avez-vous pas peur ?

J’ai reçu plus de cinq (05) millions de malades, face à face en onze (11) ans. Il y avait des maladies plus graves que le Covid-19. Il y a des produits préventifs comme la Tisane Wendlarima préventif. Ce produit, si vous le prenez dans l’eau, le café, le dolo, vous ne tombez plus malades jusqu’à votre mort. Nous avons ces produits depuis longtemps. On ne peut pas vulgariser cela parce que le système dit les produits qui viennent de la pharmacopée et de la médecine traditionnelle ne peuvent pas faire l’objet de publicité. Il y a même des lois. Ils ont bloqué l’information pour que le système capitaliste puisse fonctionner, pour que les produits inutiles venus d’Asie, d’Europe ou d’Amérique puissent être écoulés. Ils ont fermé l’esprit des africains. Si un chef d’Etat décide le contraire, il aura des problèmes. On a des compétences. J’ai proposé des reformes dans le domaine de la santé. On forme plus de mille (1 000) agents de santé par province. Avec le Brevet d’Etude du Premier Cycle, on peut le faire. Mais les gens disent que ce n’est pas possible. Ceux qui ont des diplômes de professeurs veulent être seuls pour avoir des revenus. Ils ont bloqué tout.

Les mesures barrières sont respectées

Quelle est votre adresse à l’endroit des autorités et des populations ?

J’invite les Chefs d’Etat d’Afrique à privilégier la médecine traditionnelle. On a toutes les solutions ici. En réformant l’éducation, la santé, nous n’aurons plus besoin d’importer des produits d’ailleurs. Rien ne viendra plus d’ailleurs. Tout peut se faire ici en moins de six mois. On met tout le monde au pas. C’est possible. Mais les gens ne veulent pas cela. Les gens font de revendications inutiles, des surfacturations inutiles. Avec cette crise, tout est paralysé.

J’ai proposé aux banques, aux sociétés minières, que l’on forme les gens à l’auto-emploi pour que les gens soient indépendants. Ils ont refusé. Maintenant, ils vont donner des chèques pour aider les gens. Ce n’est pas bon. Le peuple doit-être formé pour quitter cette dépendance et cette mendicité. Préparer les gens à résister aux crises. Ce n’est pas le jour de la guerre qu’on donne à manger à son cheval.

Cyr Payim Ouédraogo

Jean-Yves Nébié

Pour plus d’informations: 71650533/76195029/70206146

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *