Georgette Paré de Celebrities Days: « Will Smith ne sera pas à Ouagadougou »

Les cinéphiles burkinabè l’attendaient. Sa venue était annoncée. Mais Will Smith ne sera pas à Ouagadougou pour la célébration des cinquante (50) ans du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) qui aura lieu du 23 février et 02 mars 2019. La nouvelle nous a été communiquée lors d’un entretien que nous avons eu avec Georgette Paré, comédienne et promotrice des « Celebrities days », un évènement qui se tiendra au cours de la biennale du cinéma africain. Avec elle, nous avons également parlé de sa carrière au cinéma. Lisez plutôt !

 

Durant le Fespaco, vous tiendrez les « Celebrities days ». Expliquez-nous davantage le concept.

Comme son nom l’indique, les « Celebrities days », ce sont les journées des célébrités. Lors de ces journées, il s’agit de mener des activités avec les célébrités : des rencontres professionnelles entre des acteurs connus, des célébrités en devenir. On aura des rencontres entre les producteurs, les acteurs, les réalisateurs, le public, etc. Nous tiendrons cette activité au « Pavillon de la célébrité » à l’Institut Français de Ouagadougou. Après l’ouverture et le gala que nous organisons, les célébrités vont se retirer là pour les rencontres professionnelles tout au long de la semaine. Les journalistes pourront y passer pour des interviews, les célébrités pourront recevoir le public, même si ce n’est pas en grand nombre. Ensuite, nous aurons chaque jour un plateau télé. Tout va tourner autour de l’acteur en collaboration avec tous les autres partenaires. Il y aura également des projections de films en présence du public. On prend un film dans lequel a joué un acteur célèbre, on le projette et il y aura des débats. Le 24 février 2019, il y aura le gala avec les célébrités à l’hôtel de ville de Ouagadougou, sous le parrainage du maire de la commune de Ouagadougou.

Quel est l’objectif de ce gala ?

Toutes nos activités, y compris ce gala, consistent à mettre en lumière nos têtes d’affiche. Le cinéma, ce sont des visages, ce sont des têtes d’affiche. Nous voulons vraiment les mettre en lumière lors de cette biennale. Il y a le côté travail, mais les célébrités auront aussi le côté festif. A ce gala, nous aurons également des distinctions pour des générations d’acteurs qui ont fait le bonheur de nos populations et qui donnent envie d’aller au cinéma. Quand on a eu un certain parcours, on devient une référence, une icône. C’est autour des acteurs et têtes d’affiche que le cinéma se construit. Dans une industrie cinématographique, ces célébrités donnent du crédit au travail. C’est à cause d’eux qu’un producteur ou un exploitant peut préfinancer la production d’un film. Ailleurs, on les met en lumière. Ici aussi nous sommes en train d’aller dans ce sens. Nous voulons qu’ils suscitent des vocations chez les jeunes, qu’ils entrainent les populations à aller voir les films dans les salles.

Qui sont les célébrités que nous aurons à Ouagadougou ?

On avait de grosses têtes d’affiche. A un moment, nous avons pensé à Will Smith. Quand nous sommes entrés en contact avec son staff managérial, Will Smith était bien évidemment intéressé, mais les délais étant très courts, il ne pourra pas être là car il a un programme déjà très chargé. On avait aussi pensé à Omar Sy, l’acteur français, mais il ne sera pas là non plus pour les mêmes raisons. Il nous enverra un message. Mais en dehors de ceux là, nous aurons Sidiki Bakaba (Côte d’Ivoire) qui est l’invité d’honneur. Ensuite on aura Jacki Ido (Burkina Faso), Issaka Sawadogo, etc. Il y a aussi les acteurs de la diaspora, de Nollywood, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Mali, du Maghreb, etc. Il y aura véritablement du monde. Toutes les générations seront représentées.

En tant que comédienne, que pense-vous de ce cinquantenaire ?

Ces cinquante ans, pour moi, sont vraiment importants. Cinquante ans, c’est beaucoup dans la vie d’un festival. Cela indique une maturité. Si le FESPACO a tenu durant cinquante ans, il peut tenir cent ans. Le plus dur doit être derrière, même si on peut imaginer qu’il y a encore des défis à relever. Je pense que cinquante ans de vie, de promotion des films africains, de réflexions, de rencontres sur le cinéma, c’est un chemin parcouru. Ce cinquantenaire sera consacré au bilan. Pour les prochaines éditions, on remettra les compteurs à zéro. Ce sera pour nous un nouveau départ.

Quel bilan faites-vous de votre carrière de comédienne ?

Je suis dans le cinéma depuis 1989. Cela fait déjà trente (30) ans que je suis comédienne. Il s’agit de trente années de ma vie. Si je calcule ce que j’ai fait en plus d’être actrice de cinéma, je pense que j’y ai consacré une bonne partie de ma vie et de ma jeunesse. Le cinéma fait partie de moi. Par moments, j’ai eu envie de tout arrêter, de faire des pauses. Mais le cinéma m’a toujours rattrapé. C’est une question d’amour. Au départ, c’était le grand amour. Puis ça n’allait pas vraiment et j’ai fais une séparation de corps, mais le divorce n’a pas eu lieu et je crois que je reviens sur la scène.

Des anecdotes ?

Il y a une anecdote marquante que je peux raconter. Cela a eu lieu dès mes premiers pas sur un plateau de tournage. J’ai rencontré mon réalisateur de manière fortuite. Il a trouvé que je pouvais être son actrice principale. Je n’y croyais pas. Il a appelé ma mère qui travaillait à l’époque à la Caisse nationale de sécurité sociale pour le lui expliquer. Ils ont organisé un casting. Je ne savais pas ce que c’était. On m’a mis devant et on m’a demandé de pleurer quand on va m’annoncer que mon mari est décédé. Pleurer ? Cela m’a fait rire et du coup le staff était convaincu que je n’allais pas y arriver. Puis, ils ont décidé de me jouer un tour. Un matin, on m’a dit que l’on passera me chercher. J’ai attendu jusqu’à ce que le temps passe. Ensuite, ils sont venus me chercher et dès mon arrivée, ils se sont mis à me crier dessus. Ils m’ont demandé pour qui je me prenais. Je ne comprenais rien. Tout le monde m’en voulait. J’ai pleuré. Mais le tournage de cette scène n’a pas eu lieu parce que j’avais déjà pleuré et j’avais les yeux rouges. Alors que je devais pleurer après l’annonce de la mort de mon mari. On a reporté le tournage. Ça m’a vraiment marqué.

Des regrets ?

Non pas vraiment. Je ne crois pas. C’est vrai, il y a eu un moment où je voulais tout arrêter. Mais non, je ne regrette rien. Il faut toujours aller de l’avant et rester positif. Je continue de rêver.

Quelles sont vos perspectives ?

Je vous ai dis que je continue de rêver. Il y a toujours des tournages en vue. Bientôt, on me reverra sur scène. Peut-être que je me mettrai à produire. Je ne sais pas si je vais réaliser mais cela fait aussi partie de mes perspectives. Je vais continuer à jouer et à produire. Pour réaliser je crois qu’il faut apprendre le métier. De toutes les façons, dans le cinéma, il faut apprendre les métiers. Il faut apprendre, étudier.

Jean-Yves Nébié

Les cinéphiles burkinabè l’attendaient. Sa venue était annoncée. Mais Will Smith ne sera pas à Ouagadougou pour la célébration des cinquante (50) ans du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) qui aura lieu du 23 février et 02 mars 2019. La nouvelle nous a été communiquée lors d’un entretien que nous avons eu avec Georgette Paré, comédienne et promotrice des « Celebrities days », un évènement qui se tiendra au cours de la biennale du cinéma africain. Avec elle, nous avons également parlé de sa carrière au cinéma. Lisez plutôt !

Durant le Fespaco, vous tiendrez les « Celebrities days ». Expliquez-nous davantage le concept.

Comme son nom l’indique, les « Celebrities days », ce sont les journées des célébrités. Lors de ces journées, il s’agit de mener des activités avec les célébrités : des rencontres professionnelles entre des acteurs connus, des célébrités en devenir. On aura des rencontres entre les producteurs, les acteurs, les réalisateurs, le public, etc. Nous tiendrons cette activité au « Pavillon de la célébrité » à l’Institut Français de Ouagadougou. Après l’ouverture et le gala que nous organisons, les célébrités vont se retirer là pour les rencontres professionnelles tout au long de la semaine. Les journalistes pourront y passer pour des interviews, les célébrités pourront recevoir le public, même si ce n’est pas en grand nombre. Ensuite, nous aurons chaque jour un plateau télé. Tout va tourner autour de l’acteur en collaboration avec tous les autres partenaires. Il y aura également des projections de films en présence du public. On prend un film dans lequel a joué un acteur célèbre, on le projette et il y aura des débats. Le 24 février 2019, il y aura le gala avec les célébrités à l’hôtel de ville de Ouagadougou, sous le parrainage du maire de la commune de Ouagadougou.

Quel est l’objectif de ce gala ?

Toutes nos activités, y compris ce gala, consistent à mettre en lumière nos têtes d’affiche. Le cinéma, ce sont des visages, ce sont des têtes d’affiche. Nous voulons vraiment les mettre en lumière lors de cette biennale. Il y a le côté travail, mais les célébrités auront aussi le côté festif. A ce gala, nous aurons également des distinctions pour des générations d’acteurs qui ont fait le bonheur de nos populations et qui donnent envie d’aller au cinéma. Quand on a eu un certain parcours, on devient une référence, une icône. C’est autour des acteurs et têtes d’affiche que le cinéma se construit. Dans une industrie cinématographique, ces célébrités donnent du crédit au travail. C’est à cause d’eux qu’un producteur ou un exploitant peut préfinancer la production d’un film. Ailleurs, on les met en lumière. Ici aussi nous sommes en train d’aller dans ce sens. Nous voulons qu’ils suscitent des vocations chez les jeunes, qu’ils entrainent les populations à aller voir les films dans les salles.

Qui sont les célébrités que nous aurons à Ouagadougou ?

On avait de grosses têtes d’affiche. A un moment, nous avons pensé à Will Smith. Quand nous sommes entrés en contact avec son staff managérial, Will Smith était bien évidemment intéressé, mais les délais étant très courts, il ne pourra pas être là car il a un programme déjà très chargé. On avait aussi pensé à Omar Sy, l’acteur français, mais il ne sera pas là non plus pour les mêmes raisons. Il nous enverra un message. Mais en dehors de ceux là, nous aurons Sidiki Bakaba (Côte d’Ivoire) qui est l’invité d’honneur. Ensuite on aura Jacki Ido (Burkina Faso), Issaka Sawadogo, etc. Il y a aussi les acteurs de la diaspora, de Nollywood, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Mali, du Maghreb, etc. Il y aura véritablement du monde. Toutes les générations seront représentées.

En tant que comédienne, que pense-vous de ce cinquantenaire ?

Ces cinquante ans, pour moi, sont vraiment importants. Cinquante ans, c’est beaucoup dans la vie d’un festival. Cela indique une maturité. Si le FESPACO a tenu durant cinquante ans, il peut tenir cent ans. Le plus dur doit être derrière, même si on peut imaginer qu’il y a encore des défis à relever. Je pense que cinquante ans de vie, de promotion des films africains, de réflexions, de rencontres sur le cinéma, c’est un chemin parcouru. Ce cinquantenaire sera consacré au bilan. Pour les prochaines éditions, on remettra les compteurs à zéro. Ce sera pour nous un nouveau départ.

Quel bilan faites-vous de votre carrière de comédienne ?

Je suis dans le cinéma depuis 1989. Cela fait déjà trente (30) ans que je suis comédienne. Il s’agit de trente années de ma vie. Si je calcule ce que j’ai fait en plus d’être actrice de cinéma, je pense que j’y ai consacré une bonne partie de ma vie et de ma jeunesse. Le cinéma fait partie de moi. Par moments, j’ai eu envie de tout arrêter, de faire des pauses. Mais le cinéma m’a toujours rattrapé. C’est une question d’amour. Au départ, c’était le grand amour. Puis ça n’allait pas vraiment et j’ai fais une séparation de corps, mais le divorce n’a pas eu lieu et je crois que je reviens sur la scène.

Des anecdotes ?

Il y a une anecdote marquante que je peux raconter. Cela a eu lieu dès mes premiers pas sur un plateau de tournage. J’ai rencontré mon réalisateur de manière fortuite. Il a trouvé que je pouvais être son actrice principale. Je n’y croyais pas. Il a appelé ma mère qui travaillait à l’époque à la Caisse nationale de sécurité sociale pour le lui expliquer. Ils ont organisé un casting. Je ne savais pas ce que c’était. On m’a mis devant et on m’a demandé de pleurer quand on va m’annoncer que mon mari est décédé. Pleurer ? Cela m’a fait rire et du coup le staff était convaincu que je n’allais pas y arriver. Puis, ils ont décidé de me jouer un tour. Un matin, on m’a dit que l’on passera me chercher. J’ai attendu jusqu’à ce que le temps passe. Ensuite, ils sont venus me chercher et dès mon arrivée, ils se sont mis à me crier dessus. Ils m’ont demandé pour qui je me prenais. Je ne comprenais rien. Tout le monde m’en voulait. J’ai pleuré. Mais le tournage de cette scène n’a pas eu lieu parce que j’avais déjà pleuré et j’avais les yeux rouges. Alors que je devais pleurer après l’annonce de la mort de mon mari. On a reporté le tournage. Ça m’a vraiment marqué.

Des regrets ?

Non pas vraiment. Je ne crois pas. C’est vrai, il y a eu un moment où je voulais tout arrêter. Mais non, je ne regrette rien. Il faut toujours aller de l’avant et rester positif. Je continue de rêver.

Quelles sont vos perspectives ?

Je vous ai dis que je continue de rêver. Il y a toujours des tournages en vue. Bientôt, on me reverra sur scène. Peut-être que je me mettrai à produire. Je ne sais pas si je vais réaliser mais cela fait aussi partie de mes perspectives. Je vais continuer à jouer et à produire. Pour réaliser je crois qu’il faut apprendre le métier. De toutes les façons, dans le cinéma, il faut apprendre les métiers. Il faut apprendre, étudier.

Jean-Yves Nébié

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