Noces de coton pour Genesis !

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Normalisation endogène des symboles, initiatives et savoirs
Noces de coton pour Genesis !

Le Groupe d’expertise et de normalisation endogène des symboles, initiatives et savoirs (GENESIS) a célébré, le 28 mai 2022, ses noces de coton. Pour marquer cette première année d’existence, un panel a été organisé sous le thème : « Culture et savoirs, fondamentaux du développement endogène ». Il y a également eu des hommages à d’illustres personnalités.  

Le développement de l’Afrique passera par la valorisation de ses connaissances et savoirs endogènes. Selon Dr Dramane Konaté, Secrétaire exécutif du Groupe d’expertise et de normalisation endogène des symboles, initiatives et savoirs (GENESIS), la valorisation de ces, symboles, initiatives et savoirs, permettra à l’Afrique de se développer. « Déjà le Pr Joseph Ki-Zerbo a théorisé le développement endogène de l’Afrique. Ses œuvres en parlent profondément. Il a par exemple préconisé que l’Afrique intègre les circuits mondiaux du médicament. Car dit-il, aujourd’hui, les savants européens s’intéressent aux trouvailles de l’Afrique. Ils viennent ramasser les écorces, les racines, les feuilles, afin d’essayer d’en découvrir le principe actif pour la production de remèdes, qu’ils revendent aux africains à des coûts plus élevés. Par ailleurs, sur le plan des techniques agro-sylvo-pastorales, notre compatriote Yacouba Sawadogo a été sacré Prix Nobel alternatif en 2019, parce qu’il a réussi à préserver l’environnement face à la désertification grâce à un savoir ancestral qu’il a développé pendant plus de quarante ans. Les savoirs endogènes peuvent nous permettre de nous développer », affirme-t-il.

Pour promouvoir et valoriser ces savoirs, le Groupe d’expertise et de normalisation endogène des symboles, initiatives et savoirs (GENESIS) a été créé. « Notre groupe ambitionne de créer un cadre important pour la validation des connaissances des savoirs endogènes et la légitimation des encyclopédistes. Notre travail est de promouvoir les savoirs et savoir-faire endogène dans la complémentarité et l’interdisciplinarité avec les sciences modernes », indique Dr Dramane Konaté.

Mélégué Traoré, Vice-président du Groupe d’expertise et de normalisation endogène des symboles, initiatives et savoirs (GENESIS), a salué la création de ce groupe. Pour lui, les crises, qui se succèdent au Burkina Faso, résultent de l’abandon de certaines valeurs endogènes : le respect de la vie humaine, le sens de la famille, le respect de l’autorité, etc. « La célébration de ce premier anniversaire intervient dans un contexte particulièrement difficile, au regard des crises sécuritaires et humanitaires auxquelles notre pays est confronté. Cette situation nous interpelle sur la recherche de solutions idoines, mais surtout sur la nécessité de trouver des mécanismes endogènes de prévention et de résolution des crises. La célébration de cet anniversaire est une occasion de fédérer nos intelligences et nos énergies pour apporter notre contribution à l’édification d’une société de paix résolument engagée sur le chemin du développement », confie-t-il.

Des communications pertinentes

Le panel avait pour thème : « Culture et savoirs, fondamentaux du développement endogène ». Il était animé Mahamoudou Ouédraogo, l’un des plus éminents experts. Il a été ancien ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme. En 2000, il a publié un ouvrage intitulé Culture et développement en Afrique.
Aussi, l’implication des femmes dans le processus de développement a été présentée par l’écrivaine Bernadette Sanou/Dao. Selon elle, la femme peut apporter une précieuse contribution au processus d’appropriation des valeurs de références en famille, en communauté et en société. Son rôle est crucial dans la constitution de la famille, base de la société.

Du reste, des attestations de reconnaissance ont été remises à des encyclopédistes du groupe. Pr Joseph Ki-Zerbo et Pr Claude Somda ont reçu des attestations à titre posthume.

Les personnalités de GENESIS

Pour mémoire, le groupe comprend plusieurs instances. La première est le Conseil des Maîtres de la Sagesse. Ce conseil fait des suggestions et formulent des recommandations qui sont soumises à l’assemblée générale. Il compte cinq membres et est présidé par une personne de haut rang et d’expérience en matière de culture et de savoirs endogènes. Les membres sont : Anselme Titianma Sanou, Pacéré Titinga, Mélégué Traoré, Laurent Bado ; Mahamoudou Ouédraogo.

La deuxième instance est le Collège des Maîtres des Savoirs et les membres sont : Baba Hama ; Oger Kaboré ; Boniface Bonou.

Ensuite, il y a les Bangda ou Maîtres des savoirs locaux (Ra-Sablga Ouédraogo ; Konomba Traoré ; Bali Nébié ; Jacques Thiambiga), les Andal-Finatawa ou Dépositaires des traditions et sociétés (Basile Guissou ; Oumarou Nao ; Doti Bruno Sanou ; Yacouba Sanou, Jean Magloire Somé) et Maat ou Genre et savoirs (Bernadette Dao/Sanou ; Mariamé Ouattara ; Julie Prudence Nikiéma ; Henriette Nikiéma ; Laétitia Koudougou).

Les domaines d’activité des membres sont nombreux : anthropologie ; culture ; tradition ; poésie ; musique ; économie ; biologie ; sociologie ; histoire ; égyptologie ; genre ; etc.


Télesphore Sawadogo

 

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