Le 1er septembre 2026, à l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM), Dayamba Koagri Abraham a soutenu avec succès son mémoire de fin de formation consacré à la construction d’un modèle burkinabè de soft power. Intitulé « Culture et diplomatie : construction d’un modèle burkinabè de soft power », ce travail explore les potentialités de la culture et de la diplomatie comme instruments de rayonnement et d’influence du Burkina Faso sur la scène internationale. Sous la direction du Dr Jacob Y. Yarabatioula, l’impétrant a obtenu l’excellente note de 18/20, consacrant ainsi la qualité de ses travaux et la pertinence de sa réflexion sur les enjeux de l’influence culturelle et diplomatique du Burkina Faso. Synthèse du mémoire…
« Mon mémoire porte sur « Culture et diplomatie : construction d’un modèle burkinabè de soft power ».
Il part d’un constat : le Burkina Faso dispose d’un important potentiel culturel et symbolique, à travers son patrimoine, ses artistes, ses industries culturelles et créatives ainsi que de grands événements tels que le FESPACO, le SIAO et la SNC. Cependant, ce potentiel est encore insuffisamment structuré et mobilisé comme un véritable levier d’influence internationale.

L’objectif principal de cette recherche est donc d’analyser comment la culture peut contribuer au développement du soft power du Burkina Faso et de proposer les bases d’un modèle adapté aux réalités nationales.
Pour répondre à cette problématique, j’ai privilégié une approche qualitative, fondée notamment sur l’analyse documentaire, les entretiens semi-directifs et l’observation. Les données recueillies ont été traitées par analyse thématique et triangulation.

L’étude montre que la culture burkinabè constitue effectivement un important levier d’attractivité, de rayonnement et d’influence. Toutefois, son potentiel reste limité par des difficultés de coordination institutionnelle, de structuration, de valorisation et d’articulation entre les politiques culturelles, diplomatiques et de coopération internationale.
Au regard de ces constats, le mémoire propose de passer d’un rayonnement culturel principalement spontané et dispersé à une stratégie de soft power davantage structurée, reposant sur une meilleure coordination des acteurs, la valorisation des événements culturels, le développement des industries culturelles et créatives, la diplomatie culturelle et une stratégie cohérente de communication et de marque-pays.
En définitive, cette recherche défend l’idée que la culture peut devenir pour le Burkina Faso non seulement un patrimoine à préserver, mais également un véritable instrument stratégique de diplomatie, d’influence et de rayonnement international. »
Kaogri Abraham Dayamba